Conférence d’entente nationale au Mali : » Bricolage et bouts de chandelles » Séga DIARRAH
La récente conférence d’entente nationale au Mali a suscité beaucoup d’intérêt et de débats dans la presse nationale. Si certains y voient une avancée majeure dans le processus de paix et de réconciliation, d’autres la qualifient plutôt de « bricolage » et de « bout de chandelle ». En tant que bricoleur amateur passionné, je me suis demandé pourquoi le bricolage est toujours associé à quelque chose de rudimentaire et d’imparfait dans notre société. Voici mes réflexions sur le sujet.
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Découvrez nos exosquelettesLe bricolage, une pratique ancestrale méprisée
Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours cherché à améliorer son quotidien en utilisant les moyens du bord. Le bricolage est donc une pratique ancestrale qui remonte à la préhistoire. Pourtant, aujourd’hui encore, elle est souvent considérée comme une activité de second plan, réservée aux personnes peu qualifiées. Est-ce parce qu’elle nécessite souvent l’utilisation d’outils manuels, jugés démodés face aux machines modernes ? Ou est-ce parce qu’elle demande une certaine polyvalence et un esprit ingénieux, que certains n’ont pas ? Quoi qu’il en soit, le bricolage est trop souvent relégué au rang de « débrouille » et de solution de dernière minute.
Les travaux à faire, un terrain propice au bricolage
Si le bricolage est perçu comme une pratique de « débrouille », c’est peut-être aussi parce qu’il intervient souvent dans des situations où l’on n’a pas d’autres choix. Les travaux à faire dans notre quotidien peuvent être source de frustration et de stress, car ils interfèrent avec notre vie bien réglée. On les considère souvent comme une corvée à accomplir au plus vite. Dans ces moments-là, le bricolage peut être vu comme une solution rapide et économique pour régler le problème, sans pour autant atteindre la perfection. Mais pourquoi devrait-on être parfait dans un domaine qui n’est pas notre métier ? Le bricolage peut être une alternative pour apprendre de nouvelles compétences et pour gagner en autonomie.
Pourquoi on bricole ?
Outre les travaux à faire, il y a aussi une raison plus profonde pour laquelle on bricole. Le bricolage peut être un véritable passe-temps, voire une passion, pour certains. En créant, en réparant ou en transformant des objets, on se sent utile et fier de soi. Le bricolage permet aussi de développer sa créativité et son sens de l’esthétique. Et en réalisant soi-même quelque chose, on peut être sûr qu’il aura une valeur sentimentale bien plus grande que s’il avait été acheté tout fait. Sans oublier les économies que cela peut représenter, surtout en ces temps difficiles.
Le bricolage, un acte de résistance face à la société moderne ?
On pourrait voir le bricolage comme un retour aux sources, à une époque où l’on se débrouillait avec les moyens du bord. Dans une société où tout est standardisé, où l’on cherche à tout optimiser, le bricolage peut être vu comme une petite rébellion, un acte de résistance à l’uniformisation. En personnalisant ses objets, en leur donnant une nouvelle vie, on exprime sa créativité et on se démarque de la masse, même dans les petits détails.
En définitive, le bricolage est bien plus qu’une simple activité de « débrouille ». C’est une pratique ancestrale qui nous permet de nous sentir utiles, créatifs et autonomes. Alors, la prochaine fois que vous bricolerez, n’oubliez pas que vous contribuez à préserver cette tradition millénaire et à lutter contre l’uniformisation de notre société.
Ma revue de presse : http://www.malijet.com/a_la_une_du_mali/168853-conference-d-entente-nationale-au-mali-bricolage-et-bouts-de-chand.html
